Jeudi 2 juillet 2009
Il y a une chose que je me demande en ce moment lorsque j'analyse les situations.
Par exemple, en dermato, ce que j'ai resenti lorsque l'assistante m'a dit en fermant les derniers boutons de ma blouse qu'on était pas en Afrique et qu'on faisait de la médecine chez elle. C'était clairement de l'indignation. Mais à cause de quoi?
Est-ce que c'est, comme j'ai eu envie de l'écrire, le fait qu'elle ait insinué que je ne faisais pas de médecine à cause de ma blouse sale, alors que je n'ai justement pas eu le temps de la laver tellement le service précédent ne me laissait pas souffler? Ou est-ce que c'est tout simplement le fait qu'elle m'ait manqué de respect?
Avant, j'aurais dit que c'était mon identification à la bonne médecine qui a fait que ses propos m'ont mis en colère. Je suis habitué à être considéré comme un bon jeune médecin, qui sent bien ce qu'est la médecine et c'est une chose qui m'a permis de soigner un gros déficit d'estime pour moi même qui m'empêchait de grandir.
Donc, forcément, je m'accroche à ce rôle de bon médecin parce qu'il me permet de me sentir un peu plus sûr de moi et je n'aime pas qu'on lui porte atteinte.
Or, lorsqu'elle a critiqué ma blouse, je n'étais pas un médecin, je ne faisais pas de médecine. J'étais ce vieil ado qui ne veut plus qu'on l'infantilise. La médecine et les récents évênement de mon parcours n'ont rien à voir avec tout ça. Si j'avais su me voir tel que j'étais, je n'aurais pas eu besoin de m'invoquer tous ces événements passés - même s'ils ont compté pour moi - pour justifier ma réaction. La véritable confiance en soi, c'était probablement ça. Assumer ses émotions, ses colères ou ses désirs sans avoir besoin de les abriter derrière des causes moralement inattaquables.
Finalement, parfois, je me rends compte que je complique vraiment tout.
Par exemple, en dermato, ce que j'ai resenti lorsque l'assistante m'a dit en fermant les derniers boutons de ma blouse qu'on était pas en Afrique et qu'on faisait de la médecine chez elle. C'était clairement de l'indignation. Mais à cause de quoi?
Est-ce que c'est, comme j'ai eu envie de l'écrire, le fait qu'elle ait insinué que je ne faisais pas de médecine à cause de ma blouse sale, alors que je n'ai justement pas eu le temps de la laver tellement le service précédent ne me laissait pas souffler? Ou est-ce que c'est tout simplement le fait qu'elle m'ait manqué de respect?
Avant, j'aurais dit que c'était mon identification à la bonne médecine qui a fait que ses propos m'ont mis en colère. Je suis habitué à être considéré comme un bon jeune médecin, qui sent bien ce qu'est la médecine et c'est une chose qui m'a permis de soigner un gros déficit d'estime pour moi même qui m'empêchait de grandir.
Donc, forcément, je m'accroche à ce rôle de bon médecin parce qu'il me permet de me sentir un peu plus sûr de moi et je n'aime pas qu'on lui porte atteinte.
Or, lorsqu'elle a critiqué ma blouse, je n'étais pas un médecin, je ne faisais pas de médecine. J'étais ce vieil ado qui ne veut plus qu'on l'infantilise. La médecine et les récents évênement de mon parcours n'ont rien à voir avec tout ça. Si j'avais su me voir tel que j'étais, je n'aurais pas eu besoin de m'invoquer tous ces événements passés - même s'ils ont compté pour moi - pour justifier ma réaction. La véritable confiance en soi, c'était probablement ça. Assumer ses émotions, ses colères ou ses désirs sans avoir besoin de les abriter derrière des causes moralement inattaquables.
Finalement, parfois, je me rends compte que je complique vraiment tout.



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