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Mercredi 28 mai 2008
Nuit difficile.

Je me souviens de plusieurs cauchemars.
Je décollais au dessus de mon lit (= rêve lucide donc sommeil mauvais) et je me dirigeais vers le mur. En même temps j'avais l'impression que la partie gauche de ma tête était glacée alors qu'un bruit semblable à un vent violent soufflait dans mon oreille droite. Je me prenais régulièrement des sortes de décharges électriques. Semblables à celle qu'on se prend lorsqu'on s'endort, qui donne parfois l'impression de chuter. Mais comme j'en prenais en gros une toutes les 2 secondes de manière aléatoire, je ne sais pas pourquoi, j'avais à l'esprit que c'étaient mes neurones qui claquaient. Agréable comme sensation...

Je me souviens d'une fille qui a fait une crise d'hystérie et qui s'est changée en bouteille d'eau (ça, ça m'a fait vraiment peur parce que c'était pas habituel). Je me suis dit "merde, si les gens se changent vraiment en objets ça ne va pas être possible de revenir en arrière."
Il s'en est suivi un rêve assez classique où je devais échapper à des flics qui m'en voulaient d'être encore en liberté.

Mais le plus prenant, ça a été un rêve avec mes parents. Plus ou moins accompagné par le Dr. Cox de scrubs et l'idée d'une rachi anesthésie sur un enfant habillé d'un improbable slip à rayures oranges et jaunes.
Je me souviens que je marchais avec mon père pas loin de chez nous alors qu'il me montrait les voitures de James Bond. L'une des rares passions vestiges de son enfance. Ma mère débarquait en disant qu'elle voulait avoir l'une de ces voitures, totalement inconfortable et hors de prix, qu'elle ne saurait probablement pas conduire ni apprécier. Mon père trouvait ça stupide et elle en profitait pour se plaindre de son intolérance et de son machisme.
Une fois ce dernier parti, elle m'a dit fière de son coup: "Je fais ça pour lui montrer que je ne supporte pas de vivre avec lui, et je le lui montre chaque jour, pas mal non?".
Du coup je crisais et je lui disais "j'ai une meilleure idée tiens, je vais lui dire ce que tu m'as dit, comme ça ce sera fait une bonne fois pour toutes et ça t'évitera d'avoir à le torturer pendant toute sa pauvre vie!"
Bien sûr je devenais tout à coup pire que lui et mieux: mon père lui même, qui avait tout entendu s'en prenait à moi en me disant d'arrêter d'emmerder ma mère.
Du coup je réalisais l'horreur de leur situation. Sa tristesse. Mon père qui n'a déjà jamais eu aucun amour de sa mère. Probablement pas non plus de son père, se retrouvant avec une femme qui le torture alors qu'il prend son fils, le seul qui cherche à être vrai avec lui, pour un ennemi. Je pleurais et j'hurlais, je criais ce que je ressentais. Et ils faisaient comme si j'étais fou. Mais ce n'était pas ça qui me dérangeait. C'était toujours la tristesse de leur situation. Devant mes cris, ils se mettaient à monter le son de la télévision, semblant tout à coup réconciliés sur le point que j'étais le principal empêcheur de tourner en rond de leur vie.
Et là j'ai compris que la rachi anesthésie, c'était pour moi.

Si les rêves permettent d'évacuer les mauvaises pensées de l'inconscient pour éviter qu'elle ne nous hantent le reste de la journée, cette nuit a été sacrément purificatrice!
par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Mardi 22 avril 2008
Ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti cette sensation de terreur.
La nuit dernière fut très mouvementée.

Je rentrais chez mes parents. Curieusement, dans mes rêves je n'ai jamais aucun problème avec eux. Par contre, c'est un peu comme si c'étaient des étrangers..
Ceux-ci me disaient que mon ami le plus proche, actuellement en prison, avec qui je n'ai presque plus aucun contact, était revenu avant l'heure et m'attendait dans ma chambre.
Il était très bizarre. Pas du tout sur le ton de la retrouvaille, de l'amitié. Je ne le reconnaissais pas.
Il me prenait la tête à m'attaquer verbalement sans argument et je me sentais super fatigué. Je lui demandais de me laisser dormir vu qu'il me restait le souvenir d'avoir hôpital tôt le matin, ainsi que de l'heure: 3h30. Mais il ne m'écoutait pas, il était dans tous ses états et il semblait m'en vouloir à mort. Seulement il ne voulait pas m'expliquer ce qui n'allait pas, il se contentait de remarques vaseuses et hermétiques. Comme si je savais très bien.
Puis d'un coup, il m'a sorti: "et ce putain de mur, là, tu comprends pas quand je t'en parle peut-être?"
Forcément, je lui disais "mais non! Je comprend rien à ce que tu me reproches, explique moi ou alors barre toi!"
Et là il pétait un plomb, il était à deux doigt de me sauter dessus. Je lui disais "Frappe moi si tu veux mais qu'on en finisse" puis il me sortit un journal avec un article que je ne pouvais pas lire, mais j'ai comme reçu l'histoire directement dans ma conscience: un étudiant en médecine (moi), peut-être drogué, a perdu le contrôle de son véhicule après une crise de folie, blessant gravement tous ses passagers.
Dans le tas, il y avait sa petite amie.
 Je n'y comprenais rien. J'étais horrifié. Les rêves ont cette cruelle capacité à pouvoir nous imposer une fausse mémoire. Or, après avoir vu l'article, tout ça me paraissait bien avoir eu lieu. Je me rendais compte de mon inconscience. Une terrifiante inconscience.

Il était de plus en plus furieux, on aurait dit qu'il ne pouvait pas me reprocher ma folie. D'être considéré comme tel, c'était horrible. Qu'on n'ose même pas m'en vouloir directement. Qu'on ne m'explique rien. J'avais la nausée en me sentant ainsi étiqueté. Ça me rendait fou.
C'était comme si c'était mon premier éclat de conscience depuis des années. Un éclat extrêmement douloureux.
Je me suis réveillé en sueur, le coeur battant bien trop vite, avec la chair de poule. Une onde lointaine mais profonde d'angoisse était encore là alors que je regardais le mur contre mon lit.
J'ai mis du temps à me rendormir.

J'ai une idée de la raison pour laquelle j'ai fait ce rêve. Hier, je repensais à la dernière fois ou l'on s'était vus. Je me souviens que je m'étais permis de lui dire, après avoir entendu une conversation au téléphone, qu'il poussait sa petite amie à la faute pour ensuite le lui reprocher avec un ton supérieur. Qu'il était avec elle sur une base de critique et que par conséquent, ce n'était pas étonnant qu'il ne soit jamais émerveillé par elle. Il ne la regardait jamais telle qu'elle était. Il se focalisait sur ses défauts.
 Lorsque j'ai repensé à ça, j'ai trouvé que j'avais déconné. Bien qu'il me demandait régulièrement des conseils vis à vis de son couple, dans lequel il rencontrait toujours les même obstacles, je crois qu'il aurait pu se passer de celui là car il n'en était pas vraiment un.
Je trouvais d'une part que j'avais tapé dans un mécanisme intime sans savoir comment il fonctionnait. Et d'autre part que ce qui le rendait comme ça avec elle, c'était une sorte de colère contre lui, d'intolérance avec lui même, de manque d'acceptation. Un genre de combativité de fond.
 Or en le critiquant ainsi, je ne l'appaisais pas un brin. Au contraire, je le mettais face à un échec dont il ne savait pas quoi faire sinon s'en vouloir, s'énerver et se trouver nul. Pire, même, je faisais exactement ce que je critiquais: je me focalisais sur l'un des défauts de son couple avec un air de donneur de leçons  alors qu'il y avait plein d'autres aspects que je laissais de coté, comme s'ils n'avaient aucune importance. Mon attitude était destructrice.
  D'ailleurs, il m'avait dit: "Je le sais, tu as raison, c'est tout le temps ce que je fais, mais qu'est-ce que je dois faire?".
 Et là je n'avais pu que lui répondre "Je ne sais pas. Quand c'est comme ça, je n'ai pas de solution. J'étais comme ça avec A. aussi, et il n'y a qu'en la quittant que j'ai pu faire avancer les choses. Pourtant j'aurais aimé trouver une meilleure alternative."
La discussion s'était arrêtée là.
Hier, en y repensant, pendant un moment fugace, je me suis dit: "Mon Dieu, non seulement tu es incapable de te laisser respirer à force d'être aussi négatif, mais en plus il faut que tu t'en prenne aux autres!"
On pourrait résumer ce syndrome en une volonté de partager son angoisse, son vide, sa souffrance pour que l'autre souffre de la même façon que nous, et qu'ainsi on se sente moins seul.
Un syndrome assez terrifiant. Qui peut faire penser à certaines pratiques politiques ou religieuses extrémistes. L'union contre un mal qu'on invente et qui finit par devenir réalité puisqu'il nous dévitalise, nous épuise, nous crispe, résiste à notre agression et nous fait peur. Alors on cherche ce mal partout, dans ce qui est bien ou pas bien, chez les autres, dans nos péchés, dans ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas, sans se rendre compte que le véritable péché, c'est d'accorder plus d'importance à ce mal qu'au reste. Qu'à la vie. Et c'est ainsi qu'on en vient à tuer ou blesser au nom de la vie, de Dieu, de l'amour ou du bien. Qu'on en vient à combattre l'obscurité plutôt que de se tourner vers la lumière pour la refléter. J'ai eu l'impression d'avoir ainsi péché envers mon ami.
D'un autre coté, si on voit un ami enfermé et qu'on le laisse dans son enfermement, ça me paraît être contre nature.
Mais voilà, critiquer l'enfermement n'aide pas l'autre à en sortir. Pour l'aider à en sortir, il faut sentir la chose qui l'enferme, qui nuit à sa liberté. En l'occurrence, ici, la colère contre soi, le manque de tolérance. Une fois qu'on a compris que ce ne sont pas ses travers qui clochent, mais ce manque, cette sorte de faim, la compassion surgit et on sait que la seule chose à faire, c'est d'offrir ce qu'il lui manque, si c'est en notre pouvoir. Or, moi aussi je manquais de tolérance vis à vis de mon inconscience que je revoyais chez mon ami. Et en m'en voulant pour ce manque de tolérance, je continue de faire la même chose. Je suis toujours intolérant envers mon inconscience qui ne fait que s'approfondir et devenir de plus en plus difficile à supporter. Hate today, no love for tomorrow.
 J'ai le sentiment que c'est ça qui a créé cette impression de "terrifiante inconscience" dans le rêve.

  J'imagine que c'est pour ça que je n'arrive pas à lui écrire. Je m'en veux de l'avoir traité comme s'il avait une confiance à toute épreuve.  Y compris lorsqu'il était en cavale alors que je voyais très bien qu'il ne faisait qu'aggraver son cas.  Savoir ce qu'il faisait c'est l'impression qu'il essayait de donner, mais ce n'était manifestement pas le cas. J'y suis resté aveugle et nos derniers échanges ont été explosifs car je n'ai pas su croire en moi. Comment tenir compte d'une chose essentielle qu'il manque chez l'autre lorsqu'on en manque soi même?
Je crois que ce cauchemar représentait cette problématique.

par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Dimanche 20 avril 2008



Je ne me suis pas senti de faire nuit blanche à Montpellier ce soir.
Je ne me suis pas senti une descente d'une semaine juste pour dire que je n'avais pas foiré mon week-end.
Lui, j'irais le voir un jour plus propice...
Strange love de depeche mode en fond.
Un appartement en deux pièces, dans le noir. J'ai baissé le son de la télé pour pouvoir composer mais mon ampli a rendu l'âme.
Cette ambiance convient aussi bien pour laisser mes pensées filer.
J'ai fait un tour de voiture au coucher du soleil. C'était presque la pleine lune.
Elle était basse. Majestueuse.
J'ai vu des paysages magnifiques. Trop riches en émotion pour que je les fige en photo.
Plus ça allait, plus c'était beau, de voir cette lune entre les pins, alors que le ciel devenait de plus en plus noir. J'ai vu des chemins déserts éclairés par la lumière jaunâtre des lampadaires ruraux. Des ruines révélées sous cette lueur stellaire gris-bleu. J'ai senti un truc. Je l'appelle l'Eerie. J'aurais voulu m'arrêter mais il n'y avait pas de place. Des phares en face m'ont aveuglé.
J'ai repensé à mes anciens (?) idéaux. Tenir une main dans la mienne et marcher sur ces chemins. Pas besoin de se dire grand chose. Sentir l'atmosphère. L'univers. A deux.  Nous allonger, regarder ce ciel. J'ai envie de m'allier à cette brise nocturne, invisible, pour caresser ton visage. J'ai envie de parler avec les yeux. Ils ne savent pas dire de conneries eux.
Ils ne savent que s'Ouvrir, ou alors ils ne savent pas.
Ils ont toujours raison.
  Et cette dent pétée, Quand est-ce que je vais la faire réparer? Elle me fait un peu mal. Elle a comme un goût acidulé lorsque je passe ma langue dessus.
In your room. Elle est belle celle là aussi. Vraiment planante.
Un fond de vin rouge dans mon verre pour bière Guinness. Un bon gros verre pour aller avec mon reste de KFC de midi (je devrais m'inscrire au dîner presque parfait). C'est presque une soirée sobre.

Sur le retour j'ai vu des couples en moto. A chaque fois je ne peux m'empêcher de regarder voir si ce n'est pas elle.
Je pourrais penser à tellement de choses qui me rendraient plus amer, mais j'ai pile la dose qu'il me faut pour épicer ces pensées.
C'est marrant comme elles sont douces et un peu lointaines. Elles n'ont pas vraiment d' influence sur moi en ce moment.
Je les vois comme des ombres.
Je suis comme dans le ciel.
Elles sont comme des passants sans nom. Pressées. Inaccessibles. A la fois présentes et absentes.
Pas vraiment intéressantes.
"Arrête d'être comme ça!"
C'est une journée sans pour elle.
Sans rien pour moi.
On vit un peu dans le même monde il faut croire.
Will I always be here...


par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Dimanche 9 mars 2008

Hier soir j'ai rêvé être quelqu'un d'autre.

Quelqu'un d'autre avec la même vie, le même appartement, les mêmes études.
Le même passé, les mêmes parents, les mêmes amis.
Bref, j'étais quelqu'un d'autre, mais tout était pareil.
C'était comme si je débarquais dans la vie d'un inconnu, sauf que là je connaissais la vie, et c'était moi, l'inconnu.
Or ce quelqu'un d'autre se demandait comment je faisais.
Il trouvait que j'étais comme à coté de la vie,
Et aussi que je n'en profitais pas assez.
Il n'en a pas compris la raison. Une sorte de solitude, peut-être.
Une solitude telle qu'elle pousse... à rester seul.
C'était ce qu'il ressentait, mais ça le dépassait.
Il est reparti en me laissant son regard.
Etrange ami qui je n'ai pas eu le temps de dire merci..

Ca me rapelle un personnage tiré du manga Evangelion. Probablement que je ferais un article sur cette oeuvre parce qu'elle a vraiment un truc. Elle m'a bien dérangé pendant 3 ou 4 mois lorsque j'avais 14 ans.
Ce personnage s'apelle Nagisa Kaoru. Sa manière d'être et de s'exprimer dégageait une sorte de mélange de bienveillance, de sérénité, d'amour et d'irrationel. Il était un "ange" qui avait pris l'apparence d'un ado. Or dans cette série, les anges sont les ennemis qui apparaîtraient sur terre pour détruire l'humanité, même si au fond, on ne sait pas vraiment ce qu'ils veulent.
Kaoru débarque donc comme nouvel équipier de Shinji, le héros ado de l'histoire, assez tourmenté, qui nage à ce moment là dans la solitude et qui voit tout son monde se morceler petit à petit.
Voici un extrait d'un dialogue entre Kaoru et Shinji qui viennent de se découvrir. Pas facile de traduire des vers écrits en japonnais, mais néanmoins, je trouve que le traducteur s'en sort pas mal.

                                                 Si les sous titres sont illisibles: ouvrir ce lien et appuyer sur le bouton :plein--cran.JPG


J'ai aussi rajouté une vidéo que je trouve assez pertinente à mon article précédent.
par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Dimanche 2 mars 2008

... mais encore faut-il se réveiller.

Comme dans beaucoup de mes rêves, celui-ci se déroulait dans un batîment étrange, en bois, avec plusieurs étages, beaucoup de monde, des cours d'amphithéâtre.
Je tombais par hasard sur une amie, qui a été à un moment plus que ça. Malheureusement pour moi, je ne l'ai jamais connue autrement qu'en couple avec un autre ami derrière qui elle avait toujours été effacée.

On se parlait sans rien attendre, et trés vite, on a ressenti un grand sentiment de proximité. Elle était plus vivante, plus éclatante, plus libérée que d'habitude et moi aussi je n'étais plus le même.
Je ne me posais pas la question de savoir si elle était encore en couple ou non. Ca ne semblait avoir aucune importance sur le moment. Aprés quelques heures passées ensemble, elle me disait qu'elle se rendait compte que le reste du temps elle jouait une comédie, qu'elle n'était pas vraie.
Une impression étrange se dégageait de ce moment, comme si nous étions seuls au monde.
Impression de dejà vu.
Je lui ai fait confiance. Je crois bien lui avoir dit que je l'aimais, ce qui m'a surpris. On était bien, j'étais heureux.
En fait, j'avais la cruelle impression de sortir d'un cauchemar, que tout était bien plus évident maintenant.
Seulement, elle était toujours en couple... ou plutôt la propriété du même ami et celui-ci débarquait alors que nous étions entrain de timidement nous emerveiller de la magie qu'il y avait entre nous, comme deux fleurs qui s'épanouissent l'une au contact de l'autre et qui admirent leurs couleurs, d'autant plus belles et précieuses qu'elles sont fragiles.
 Le retour de cet ami faisait disparaître toute cette magie. J'étais coupable de l'avoir manipulée et je n'avais plus rien pour prouver le contraire. Je n'en voyais de toutes façons pas l'intérêt car elle, n'hésitait pas à se réfugier derrière lui, qui était à mille lieues de saisir un brin de cette profondeur que j'avais perçu en elle. Du coup je n'y comprenais plus rien. Tout semblait tellement incohérent.
 Elle m'ignorait totalement comme si rien ne s'était jamais passé, comme si elle avait peur.
Peur de lui? Non, plutôt peur d'exister, peur de cette partie d'elle qu'elle venait de découvrir et de tout ce qu'elle remettait en question, alors qu'enfin elle croyait avoir trouvé une sacro sainte stabilité. Elle avait donc ultimement peur de moi ou peur de nous.
Elle disparaissait. Et moi aussi.
Car en la voyant aisni se refermer, je me refermais aussi malgré moi, peut-être encore plus qu'avant.
Pour parachever le tout, je passais pour un enfoiré aux yeux de tout le monde, et en effet, dans la douleur et sans elle, je n'étais plus que cette fleur à moitié fermée que j'avais toujours été. A quoi bon montrer des pétales fanés.
Alors la comédie recommençait, encore plus grotesque qu'au départ et j'étais au premier rang pour y assister.

Rêve troublant, car en me réveillant, je n'ai pas été libéré de cette sensation de mal être. Ce cauchemard a été réel il y a quelques années, s'est répété plusieurs fois avec la même personne, et peut-être ne s'est-il jamais vraiment terminé...




"Just remember when you think
You're free
The crack inside your fucking heart is me"

par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Dimanche 13 janvier 2008

J'étais dans mon appartement. Alors que je me réveillais, je regardais par ma fenêtre, assis dans mon canapé, dans une ambiance un peu sombre. Une sorte de nuit presque artificielle ou l'on peut voir quand même assez bien.

Je regardais l'immeuble d'en face et un appartement était entouré de fumée. J'avais déjà vu ça une fois ou on squattait un appartement chez un copain, un appartement d'un grand immeuble avait explosé et de grandes flammes jaillissaient. Mais cette fois-ci je n'avais pas entendu l'explosion. Tout ce que je voyais était seulement de la fumée noire et une multitude d'objet qui tombaient du ciel. Puis l'appartement d'à coté explosa à son tour. Cette fois-ci, je vis les gens à l'intérieur, puis des enfants avec qui ils semblaient se battre. Il y avait aussi des policiers du genre GIGN avec gilet pare balle, casque et MP5. Ils ne montraient aucune douceur avec les enfants ce qui m'intriguait.

Ma réaction était troublante. J'étais plus curieux qu'autre chose. Presque content de voir ce spectacle improbable que je savais gravissime mais quelque part necessaire. J'ai voulu aller voir les choses de plus prés et je remarquais que le GIGN était aussi sur mon balcon. Ils étaient entrain d'immobiliser un adolescent qui manifestement tentait de s'introduire chez moi. Ils me sommèrent de m'en aller sans trop de conviction. Ils avaient l'air désespéré d'une façon tellement humaine que ça donnait une impression de gravité intense. Je tombais alors nez à nez avec une gamine dans une robe jaune pâle, trés jolie, avec un facies souriant, et qui se mit à courrir à ma vue.

 Je rattrapais la gamine, elle tenait quelque chose dans sa main. Le plus doucement possible, j'essayais de lui arracher ce que j'imaginais être une télécommande, et je comprenais l'émotion des policiers. Ces gamins étaient des sortes de kamikazes.
 Elle ne lutta même pas, elle gardait même son sourire. Elle se mit à courir en chantant une chanson trés étrange, sinistre et belle, avec sa voix de gamine. Sans parole. Juste un air, que j'entendais encore quelques minutes aprés que je me sois réveillé. Puis je vis que d'autres enfants étaient entrés dans mon appartement. En sortant dans le couloir, je voyais qu'il y en avait partout. Certains avec des gilets bizarres. C'était une vision apocalyptique. Comme si tous les enfants avaient décidé que l'humanité méritait de disparaître. Qu'il n'y avait plus personne capable de les éduquer véritablement, et que par conséquent, ils n'avaient eux aussi plus rien à faire sur cette terre. On avait passé un seuil, les enfants ne se laissaient plus avoir par le trip de l'éducation, ils n'avaient même pas envie de vivre.
 Ils ne communiquaient pas mais ils semblaient tous en phase. Il m'apparut qu'une partie de moi résonnait avec eux, et que je ne pouvais rien faire contre eux, parce qu'ils avaient raison.

Et là, je me suis réveillé, avec la chanson de la petite fille dans la tête.

Faut dire, la veille, j'avais vu "The virgin suicides". Un film qui commence par le suicide d'une fille de 13 ans pendant une "boom" que ses parents avaient organisé pour elle, en se jetant par la fenetre sur une barrière ornée de piques acérées. Par la suite, aprés s'être heurtées au même mur d'incommunicabilité des parents, prisonnières dans une sorte de rêverie qui n'a pas de place dans le monde qu'on leur propose, ses soeurs se suicideront ensemble. Chacunes à leur façon. Sans prévenir. Ce n'était pas vraiment fictif. Plusieurs histoires de ce genre sont déjà arrivées. Des suicides en chaîne trés troublants.

Aprés la fin de ce film, le corps recouvert de chair de poule, touché au coeur, j'ai zappé et je suis tombé sur une émission avec un jeu censé faire appeler les téléspectateurs. Ou une speakerine sexy s'occupe de donner des devinettes auquelles les réponses sont évidentes, et parle ainsi toute la soirée pour ne rien dire, faisant croire au téléspectateur seul à 2h du matin devant sa télévision qu'il est un winner, histoire qu'il appelle le numéro affiché en bas de l'écran pour se heurter à un triple tirage au sort bien sur occulté par l'émission (oui, je suis démasqué: j'ai déjà essayé). La mocheté derrière une trés jolie fille, qui répond au désir de la plupart des hommes de mon âge.

Drôle de retour à la réalité. Ou n'est-ce pas plutot le retour à l'inconscience... 
[Edit du 24 janvier: je viens de voir qu'un nouveau cas de suicides groupés s'est produit aujourd'hui...]

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par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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Vendredi 11 janvier 2008

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Je viens de regarder l'émission super nanny. Et même si je connaissais déjà grâce au merveilleux hasard du zapping, j'ai trippé sur cette femme.
J'ai eu l'impression qu'elle avait eu une éducation difficile, et qu'elle s'était acharnée à comprendre tout par elle même, que c'est pour cette raison, que lorsqu'on croit que la situation est désespérée malgré les efforts des parents, elle repère avant tout le monde l'incohérence, le truc qui a fait que l'enfant a désobéi.
C'est joliment pathologique. C'est à dire, plus sain, que sain.
Elle a aussi une foi en l'enfant. Et ça aide. D'ailleurs on le sent tout de suite. Quand c'est la maman qui parle, il n'y a aucune espèce de confiance qui ressort de son attitude. Quand la super Nanny parle, elle s'adresse à quelqu'un, elle a déjà confiance en son écoute, c'est à dire même dans le fait que l'enfant est de bonne foi.
Et c'est vrai qu'à cette âge là, il sont de bonne foi les enfants. Au pire, s'ils sont de mauvaise foi, c'est aussi quelque part par bonne foi.

Super Nanny, elle a tellement de foi dans ses convictions d'éducation, de famille, d'écoute, de calme et de rigueur qu'on s'aperçoit que la moindre lâcheté la toucherait. On s'aperçoit tout de suite qu'on a pas envie de la décevoir, de troubler les repères qu'elle semble nous apporter pour notre bien. Mais c'est vraiment parce qu'elle dégage un truc. Auprés d'elle, ça ne nous dérange pas de suivre ses règles, on les sait bienveillantes. Elle maîtrise le mal et se sert de cette maîtrise pour faire le bien. Quelque part, c'en est presque excitant, d'un point de vue sado masochiste, car ça implique qu'elle doit savoir aussi faire mal pour faire du bien. Enfin, surtout excitant pour les jeunes adultes comme moi qui ont manqué d'une autorité claire et cohérente dans leur enfance et qui se sont tout de suite retrouvés projetés dans un monde grotesque et ironique. Peut-être même que ce post, et tout cet émerveillement que j'ai ressenti envers super Nanny ne viennent que de ce manque. J'ai toujours attendu qu'on me donne une raison valable pour m'avoir crié dessus mis à part "c'est parce que tu es comme-ci ou comme ça". Autrement dit: je te crie dessus parce que tu n'es pas comme je veux. Parce que tu n'es pas comme ce Waxou mort mais parfait qu'il y a dans ma tête. C'est peut-être une raison, mais ce n'est pas ça qui me donnait envie d'obéir. L'effet était inverse, je voulais montrer que je n'avais rien à voir avec lui. Je voulais qu'on arrête de me confondre avec cet usurpateur fantôme.

par WaXou publié dans : Rêves et rêveries
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