- Non, c'est mon père qui paye.
Quand elle me contredit avec des arguments qui ne tiennent pas debout alors que j'essaie d'être constructif, c'est qu'en général, on ne va pas s'en sortir.
Puis elle commence à envisager toutes les possibilités de sélections des postes en me demandant quelle serait ma décision à chaque fois, froidement, m'attendant à chaque virage, au point que j'ai l'impression d'être au poste de police. Je finis par lui dire que je n'aime pas ça, elle le prend mal, m'assure qu'elle ne me teste pas, qu'elle ne fait que réfléchir toute seule. Pour qui je me prends à deviner l'intention des gens en me fiant à ce qu'ils me disent? C'est interdit ça!
De toutes façons rien à faire. J'ai beau essayer de m'appuyer sur ses mots, elle change d'intention et d'avis juste pour me donner tort. Je suis saoulé.
Puis elle évoque la Réunion. Sujet tendu vu qu'elle m'avait dit qu'elle ne voulait pas partir outre mer et qu'elle se met à m'en parler presque quotidiennement depuis que les résultats sont tombés et que je ne peux plus y aller. Je lui dis que je reste perplexe face à son attitude, mais voilà qu'elle me sort qu'elle n'aurait jamais dit qu'elle ne voulait pas partir outre mer. On se demande pourquoi c'était ma problématique principale pendant les révisions ou pourquoi elle n'a pas réagi lorsqu'elle a lu mon article concernant ma consultation avec le psy ou j'en parlais précisément...
"Tu m'as forcé à le dire, tu m'as dit que ça te saoulait que je te suive comme un chien"
- J'ai jamais dit "chien", j'ai dit comme mon ombre
- C'est pareil
- Ben il n'empêche que tu m'as dit "je n'irais pas outre mer" et que ça m'a posé problème et que j'ai fini par décider de ne pas partir
- Non j'ai dit Guyanne
- Tu as dit "outre mer", c'était important pour moi, je l'ai bien rete...
- Laisse moi finir s'il te plaît
[Je n'ai pas écouté le reste]
Elle pète son cable, se met à boire, je fume ma clope, elle rm'ignore en sirotant son verre et rigole devant les images sans son de la télé. Je commence à comprendre. Elle ne ressent déjà plus rien. Elle est redevenue cet espèce d'ersatz de femme fatale qu'elle me joue parfois. C'est comme la première fois qu'on avait cassé. Elle est odieuse avec moi, moi je n'ose même pas lui reprocher son manque de respect tellement il est évident et que je n'y comprends rien mais j'y réagis sur le même ton, et là elle retourne la situation. La fin est prévisible: comme toute entente est soigneusement évitée de sa part et qu'elle me fait passer pour l'enfoiré de base, tout en se comportant, elle comme la pire garce, je vais finir par partir. Néanmoins, je tente une dernière fois:
- Pourtant je le sors pas de mon cul, ça, t'as bien vu que j'en ai parlé avec le psy, que ça me posait problème que tu ne veuille pas aller outre mer
Elle ne le nie pas, mais je ne sais trop comment, ça s'envenime quand même. Elle me reproche de ne pas lui donner l'impression de vouloir qu'on reste ensemble l'année prochaine alors que je suis entrain de lui dire que son refus de partir outre mer m'avait finalement conduit à écarter cette possibilité à la fin des révisions. Et ce n'est pas comme si je n'avais pas été clair avec elle, malgré ma crainte de m'engager, surtout lorsque ma partenaire fout régulièrement une merde noire dans la relation, je lui ai dit récemment plusieurs fois que j'avais pris la décision de tenter l'aventure avec elle. Ce choix des postes me terrifie et j'ai pas spécialement envie d'envisager toutes les possibilités les unes après les autres pour le moment. Seulement, je ne sais pas si c'est ce qu'elle insinue, mais c'est pas parce que j'ai pris cette décision que je me dois de ne plus remettre en question son attitude avec moi lorsqu'elle me blesse clairement.
Après qu'elle ait affirmé avec insistance, alors que c'est totalement faux, tout en me le reprochant, que je ne veuille pas partir outre mer parce que j'aurais peur de partir seul (alors que c'est précisément la raison pour laquelle, elle ne part pas, selon ses dires récents), devant mes protestations son ton devient insultant, et je décide de partir à bout de forces. Mon téléphone sonne, c'est F., elle me dit "c'est ça, répond à Am."
- Continue de boire, ça te rend intelligente (dérapage)
- T'en vas pas comme ça s'il te plaît, me dit t-elle sur un ton à la fois agressif et autoritaire qui m'incite d'autant plus à quitter les lieux
Elle continue "Un peu de respect s'il te plaît, t'en vas pas, UN PEU DE RESPECT!"
Je lâche avant de partir "Un peu de respect, oui, tu devrais te le dire à toi même aussi"
Je suis arrvé tremblant à cause d'une sorte de crise d'hypoglycémie, je ressors tremblant d'une colère que j'étouffe... mal.
Arrivé chez moi, j'ai le droit à un texto: Si tu as un souci tu peux m'en parler, ne m'obliges pas à me comporter comme la grosse conne que ça t'arrange que je sois, j'espère que ce n'est pas moi qui t'oblige à prendre des moyens détournés pour dire les choses et me mentir et ne me parle plus comme ça"
Je reste bête, je n'arrive pas à me sentir concerné, ni à trouver de fil conducteur: dire quelles choses? Quels mensonges? C'est quoi cette fameuse vérité qu'elle viendrait de comprendre? Qu'en fait ce serait moi qui la ferais devenir odieuse pour ne pas avoir à partir avec elle plutôt que de simplement lui dire que je ne me sens pas? Est-ce que ce ne serait pas plutôt son cas à elle?
Elle me reproche à peu près ce que je lui ai parfois dit que sa mère faisait avec elle, j'ai même l'impression de reconnaître mes popres mots grossièrement retournés contre moi, dont une phrase que j'ai même écrite sur ce blog: "Peut-être que c'est d'abord mon attitude qui fait qu'elle utilise de telles techniques de peur de se heurter à un refus." et "j'espère que ce n'est pas moi qui t'oblige à prendre des moyens détournés pour dire les choses et me mentir" . Comme si elle n'arrivait pas à me piéger et qu'elle cherchait à améliorer sa technique à chaque conflit en s'inspirant de mes réactions...
Elle doit finalement vraiment me haïr pour s'acharner autant.
C'est le monde à l'envers. Quand elle est dans cet état elle passe son temps à se contredire, à s'arranger, à prendre des détours, à flouter chaque échange au point qu'à chaque fois on ne sache plus de quoi on parle, elle n'arrête pas de me provoquer, de me prêter des intentions perverses, comme si je m'amusais à me prendre la tête avec elle pour le plaisir et elle vient me reprocher de... faire exactement ce qu'elle fait. Elle agit comme sa mère le fait avec elle. Me pousse à partir, me reproche de le faire, et ce coup-ci, j'ai même le droit à un équivalent de mail d'insultes.
Je ne le remarque pas sur le coup. Je réagis naturellement à son "et ne me parle plus comme ça": "Mais t'as vu comment tu me parles????"
Réponse: "Restons dans les gamineries: c'est toi qui a commencé. Me joue plus la comédie et fais ce que tu veux de ta vie il paraît qu'on s'en remet"
Et là forcément, je reste tellement sur le cul qu'à part écrire un article descriptif, histoire de m'assurer que je ne rêve pas, je ne vois pas quoi faire. Une rupture par texto et c'est moi qui jouais la comédie? Elle qui me parle de respect?... et encore, je ne sais même pas si c'est tellement ça qui me dérange...
On est retombé un an en arrière. Je me souviens que lors de la rupture, elle s'était comportée de telle façon que j'avais été obligé de partir de chez elle pour la première fois sous les insultes. Elle n'avait pas donné de nouvelles et j'avais fini par faire le premier pas en écrivant un mail parce que je voulais pouvoir dire tout ce que j'avais à dire sans qu'elle me provoque toutes les deux phrases et qu'on change de sujet. Or, la première phrase de sa réponse était: "Deux jours pour pondre un "mail" en plus , sans meme avoir le courage (une fois de plus) de me laisser le droit de repondre directement ......Je vais donc choisir la meme voie, Histoire de rester au même niveau".
Ce qui était plutôt fort étant donné qu'elle ne s'était même pas foulée à me donner le moindre signe de vie, mais c'était surtout ce principe éternel chez elle: ce que tu fais est pourri, mais je fais quand même pareil, c'est pas moi, c'est toi qui a décidé que je devais avoir cette attitude donc c'est à toi qu'il faut en vouloir, pas à moi, moi j'ai pas de volonté.
Dans le mail qui suivait, elle retournait chaque situation à son avantage sans même se préoccuper de voir si c'était conforme à la réalité, m'insultait sur plusieurs pages, prétendant savoir mieux que moi ce que je ressentais, et parlant de rupture "pour mon bien", parce qu'elle serait trop amoureuse alors qu'en même temps nous n'avions qu'une relation de "très forte amitié". Bref, à y perdre son latin, exactement comme maintenant. Du reste on n'en a presque jamais reparlé puisqu'elle disait ne pas même comprendre ce qu'elle voulait dire et qu'elle était même choquée par sa propre attitude...
Rien n'a changé. Même moi je me remets à analyser à tort et à travers tellement je crois rêver. J'essaie de recoller des morceaux de 8 puzzle différents en même temps qu'elle s'amuse à éparpiller à chaque fois que ça commence à prendre forme, et je recommence pour la nième fois, et je me plains... encore.
Pourtant, j'avais cru que notre couple avait évolué.
Je sais aussi que dans l'état actuel des choses, quoi que je fasse, ça se retournera contre moi. Peut-être que ça m'évitera de perdre de l'énergie pour rien cette fois.
La seule chose qu'elle ne sait pas et que je ne lui ai pas dite ( et encore, pas sûr), c'est que ces choix de postes me terrorisent. Je suis littéralement terrifié à l'idée d'une rupture à ce moment là. Seulement quand elle me fait le coup d'hier soir, m'insulter, nier tout ce que je ressens, et retourner la situation sans chercher à avoir le moindre argument qui tienne debout... je ne la reconnais plus, et je me dis qu'au fond je n'ai peut-être pas envie de passer ma vie avec une fille d'une telle mauvaise foi. Seulement c'est tellement gros que je me dis qu'elle doit faire exprès pour provoquer la rupture. Or, c'est pile ce qu'elle me reproche...
Comment se sortir d'une telle merde?
Ce qui me fout la rage c'est que ce conflit me semble monté de toutes pièces. Il n'a pas de fond. Le lendemain matin, (ce matin), je lui ai dit une fois de plus que je voulais qu'on continue ensemble puisqu'elle continuait de dire que c'était moi qui cherchait à rompre de manière détournée parce que je ne voudrais pas qu'on continue, mais ça ne l'as pas arrangée du tout, elle a continué comme si je n'avais rien dit.
Quelqu'un a une solution, si je veux éviter qu'on continue de se maltraiter pour rien et qu'elle comprenne que je suis sérieux lorsque je parle de continuer notre vie ensemble?
Parce que vraiment, là, je suis preneur.


