Mardi 27 octobre 2009
Ça y est, je n'ai plus de meubles dans mon appartement, je siège sur un pouf au milieu de tas de poussière, devant mon ordinateur posé
par terre. J'ai pensé qu'il fallait que j'écrive une dernière note dans cet appart.
J'ai dépassé ma plus grosse problématique du moment: gérer le garde meuble.
C'est le genre de problème qui me stresse beaucoup pour plusieurs raisons: mon père fournit l'argent tout en disant que vraiment ça le fait chier, moi je m'occupe du boulot administratif et de la négociation. Et moi aussi ça me fait chier parce que le problème c'est qu'en général, après recherche, coup de fils, arrangements, négociation et rendez-vous, monsieur papa n'est pas satisfait du résultat et me demande d'aller voir ailleurs. Donc j'y vais sans trop de conviction. C'est un peu l'histoire de ma vie ici.
Là en l'occurrence, il n'a pas voulu réserver pour que je puisse trouver d'autres entreprises moins chères. Sauf qu'au final c'était encore plus cher ailleurs, donc on est... je suis resté sur le même, sans réservation, et j'ai dû faire appel à un déménageur semi-professionnel (comprendre: qui travaille au black, sans assurance, sans garantie, et prend du liquide). Ce matin c'était donc le gros stress. Est-ce que le déménageur allait venir, être sérieux, est-ce qu'ils auraient un local suffisamment grand au garde meuble? Est-ce qu'il n'y aurait pas de frais imprévus? Est-ce que ma carte voudra bien retirer assez de sous pour tout payer (mon père remboursant après coup).
Le pire dans tout ça, c'est que si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais pris 10% de ces affaires, et j'aurais jeté tout le reste. Sauf que c'est presque aussi galère de tout poser à un garde meuble que de tout jeter. Et puis si je ne paie pas le garde meuble, au final, ils vendent eux même tout aux enchères...
Je me retrouve donc à galérer pour conserver des biens dont je ne me sens pas vraiment propriétaire et auxquels je ne tiens pas (ils ont été choisi pour la plupart par mes parents avec pour seul critère le prix et la légèreté, sauf mon canapé que j'ai eu pour un anniversaire et dont j'ai dû payer la moitié), avec mon père qui me met les bâtons dans les roues et me fait bien comprendre que je le fais chier. Si encore c'était la misère dans le foyer, je comprendrais, et je me serais sûrement débrouillé pour tout jeter tout seul, mais là ce n'est pas du tout le cas.
La situation est donc assez irréelle et la punition du garde meuble, la vente aux enchères, et la disparition de tout ces trucs devient presque un fantasme.
Voilà qui explique un peu pourquoi j'ai cette tendance au sabotage et que je me suis tant senti libéré lorsque j'ai redoublé. J'avais l'impression que ce n'était pas pour ma vie, pour moi, que je m'acharnais à avoir de bons résultats. Forcément, l'échec a été une libération, et la colère de mes parents révélatrice.
C'est juste fou de voir que ce schéma est transposable sur à peu près tous les éléments de ma vie à Marseille.
Heureusement, tout s'est bien passé, j'ai même eu une discussion assez inattendue avec le gérant du garde meuble à propos des coïncidences. Il m'a raconté qu'une fois il avait rêvé qu'il faisait des dérapages en moto en allant au travail, que le matin sa moto était tombée en panne, qu'il avait fait tout un tas d'efforts pour la réparer et qu'il avait effectivement dérapé en allant au travail, et avait fini à l'hosto avec une jambe et un bras cassés.
Alors je lui ai raconté mon histoire avec la Suisse. Que je n'arrivais pas à bosser le concours français malgré un certain acharnement, que j'étais allé, presque par hasard, en Suisse, et qu'en plus d'une bouffée d'air frais, j'y avais trouvé un poste bien plus stimulant et intéressant que si j'étais resté en France et qui ne tenait pas compte du concours. Qu'au final, si j'avais réussi mon concours, je n'aurais jamais trouvé cette alternative.
On a discuté un bon moment. Il m'a même proposé de repasser prendre le café quand je voulais.
Puis j'ai pris ma voiture et là je suis tombé sur une musique qui justement m'avait marqué lorsque j'ai fait mon premier voyage en Suisse, du fait que son refrain plaisait beaucoup à mes oreilles à un moment où le paysage plaisait beaucoup à mes yeux. J'avais même pris une vidéo. Alors j'ai écouté les paroles, et ça disait:
"What happens when you lose everything
you just start again
you start all over again
What happens when you lose some pressure
apply some pressure you lose some pressure
(...)"
La chanson s'appelle "Apply some pressure" de Maximo Park
Sauf inspiration particulière, je ne devrais pas souvent accéder à mon blog les jours prochains: je vais être chez mes parents et je préfère éviter de leur donner son adresse, même par hasard. La raison est simple: si ce que je pense les intéresse et qu'ils sont capables de lire plus d'un article en entier, c'est que je me suis pas mal gouré sur leur compte et du coup, je préférerais ne pas leur faire de mal. Et si les choses se passent comme d'habitude, ils ne chercheront dedans que de quoi alimenter des conflits, des raisons de me faire la gueule ou autre joyeusetés... et ils risquent d'être servi.
J'ai dépassé ma plus grosse problématique du moment: gérer le garde meuble.
C'est le genre de problème qui me stresse beaucoup pour plusieurs raisons: mon père fournit l'argent tout en disant que vraiment ça le fait chier, moi je m'occupe du boulot administratif et de la négociation. Et moi aussi ça me fait chier parce que le problème c'est qu'en général, après recherche, coup de fils, arrangements, négociation et rendez-vous, monsieur papa n'est pas satisfait du résultat et me demande d'aller voir ailleurs. Donc j'y vais sans trop de conviction. C'est un peu l'histoire de ma vie ici.
Là en l'occurrence, il n'a pas voulu réserver pour que je puisse trouver d'autres entreprises moins chères. Sauf qu'au final c'était encore plus cher ailleurs, donc on est... je suis resté sur le même, sans réservation, et j'ai dû faire appel à un déménageur semi-professionnel (comprendre: qui travaille au black, sans assurance, sans garantie, et prend du liquide). Ce matin c'était donc le gros stress. Est-ce que le déménageur allait venir, être sérieux, est-ce qu'ils auraient un local suffisamment grand au garde meuble? Est-ce qu'il n'y aurait pas de frais imprévus? Est-ce que ma carte voudra bien retirer assez de sous pour tout payer (mon père remboursant après coup).
Le pire dans tout ça, c'est que si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais pris 10% de ces affaires, et j'aurais jeté tout le reste. Sauf que c'est presque aussi galère de tout poser à un garde meuble que de tout jeter. Et puis si je ne paie pas le garde meuble, au final, ils vendent eux même tout aux enchères...
Je me retrouve donc à galérer pour conserver des biens dont je ne me sens pas vraiment propriétaire et auxquels je ne tiens pas (ils ont été choisi pour la plupart par mes parents avec pour seul critère le prix et la légèreté, sauf mon canapé que j'ai eu pour un anniversaire et dont j'ai dû payer la moitié), avec mon père qui me met les bâtons dans les roues et me fait bien comprendre que je le fais chier. Si encore c'était la misère dans le foyer, je comprendrais, et je me serais sûrement débrouillé pour tout jeter tout seul, mais là ce n'est pas du tout le cas.
La situation est donc assez irréelle et la punition du garde meuble, la vente aux enchères, et la disparition de tout ces trucs devient presque un fantasme.
Voilà qui explique un peu pourquoi j'ai cette tendance au sabotage et que je me suis tant senti libéré lorsque j'ai redoublé. J'avais l'impression que ce n'était pas pour ma vie, pour moi, que je m'acharnais à avoir de bons résultats. Forcément, l'échec a été une libération, et la colère de mes parents révélatrice.
C'est juste fou de voir que ce schéma est transposable sur à peu près tous les éléments de ma vie à Marseille.
Heureusement, tout s'est bien passé, j'ai même eu une discussion assez inattendue avec le gérant du garde meuble à propos des coïncidences. Il m'a raconté qu'une fois il avait rêvé qu'il faisait des dérapages en moto en allant au travail, que le matin sa moto était tombée en panne, qu'il avait fait tout un tas d'efforts pour la réparer et qu'il avait effectivement dérapé en allant au travail, et avait fini à l'hosto avec une jambe et un bras cassés.
Alors je lui ai raconté mon histoire avec la Suisse. Que je n'arrivais pas à bosser le concours français malgré un certain acharnement, que j'étais allé, presque par hasard, en Suisse, et qu'en plus d'une bouffée d'air frais, j'y avais trouvé un poste bien plus stimulant et intéressant que si j'étais resté en France et qui ne tenait pas compte du concours. Qu'au final, si j'avais réussi mon concours, je n'aurais jamais trouvé cette alternative.
On a discuté un bon moment. Il m'a même proposé de repasser prendre le café quand je voulais.
Puis j'ai pris ma voiture et là je suis tombé sur une musique qui justement m'avait marqué lorsque j'ai fait mon premier voyage en Suisse, du fait que son refrain plaisait beaucoup à mes oreilles à un moment où le paysage plaisait beaucoup à mes yeux. J'avais même pris une vidéo. Alors j'ai écouté les paroles, et ça disait:
"What happens when you lose everything
you just start again
you start all over again
What happens when you lose some pressure
apply some pressure you lose some pressure
(...)"
La chanson s'appelle "Apply some pressure" de Maximo Park
Sauf inspiration particulière, je ne devrais pas souvent accéder à mon blog les jours prochains: je vais être chez mes parents et je préfère éviter de leur donner son adresse, même par hasard. La raison est simple: si ce que je pense les intéresse et qu'ils sont capables de lire plus d'un article en entier, c'est que je me suis pas mal gouré sur leur compte et du coup, je préférerais ne pas leur faire de mal. Et si les choses se passent comme d'habitude, ils ne chercheront dedans que de quoi alimenter des conflits, des raisons de me faire la gueule ou autre joyeusetés... et ils risquent d'être servi.


Il ya quand
même une partie de ma vie qui connaît une amélioration plutôt incroyable: ma relation avec mes parents, ou plus exactement, ma mère.